L'équipage de la West Caribbean n'était pas payé depuis sept mois et demi
BOGOTA, 6 oct 2005 (AFP) - Les huit membres d'équipage de l'avion de la West Caribbean qui s'est écrasé le 16 août dans le nord-ouest du Venezuela, faisant 160 morts dont 152 Français de Martinique, n'étaient plus payé depuis sept mois et demi avant le crash, ont dénoncé jeudi les veuves des victimes. Mme Sonia Urbano, l'épouse du commandant de bord Omar Ospina, a déclaré sur radio Caracol que les familles de l'équipage ont à plusieurs reprises entrepris des démarches auprès de West Caribbean pour obtenir les versements de ces salaires, mais en vain. Mme Urbano a ajouté qu'elle vivait dans "la précarité" grâce à l'aide de ses enfants. Par ailleurs, l'état colombien a annoncé que la compagnie aérienne disposait d'encore une semaine pour présenter un plan de redressement si elle ne voulait pas être déclarée en faillite. Récemment le quotidien français Le Figaro publiait les déclarations d'un technicien au chômage selon lesquelles il aurait vendu au marché noir à la compagnie West Caribbean des pièces détachées volées, pour un avion bi-réacteur McDonnell Douglas 82, le dernier avion de ce type que possédait encore cette compagnie avant le crash. Le biréacteur McDonnell Douglas MD-82 qui est tombé, avait été loué il y a quatre mois au Panama. L'appareil avait eu au moins trois problèmes ces derniers mois et le jour de l'accident, il avait effectué 11 rotations pendant 20 heures. Dans le passé, l'association colombienne des aviateurs civils avait envoyé aux autorités aéronautiques plusieurs lettres dénonçant sa préoccupation concernant West sur le non-respect des normes de sécurité. Le 16 août, 152 passagers martiniquais et 8 membres colombiens de l'équipage ont été tués dans l'accident survenu au bi-réacteur MD 82 de cette compagnie charter qui assurait une liaison entre Panama et la Martinique.