Charm-Cheikh : Le rapport des familles de victimes
Ce rapport a été préparé par un groupe de pilotes et d'experts qui a mené, durant deux ans, "ses investigations et études en fonction des éléments disponibles et de ceux qu'elle a pu se procurer en complément", a indiqué l'association dans un communiqué.
Les conclusions, "pour provisoires qu'elles soient, sont accablantes" et mettent en cause selon elle la compagnie Flash Airlines, le constructeur Boeing, le propriétaire de l'avion, la société International Lease Finance Corporation (ILFC) et la Direction générale de l'aviation civile (Dgac), affirme l'association.
Selon elle, "les manquements de l'enquête menée par les autorités égyptiennes assistées du BEA et du NTSB sont tels que pour la première fois dans l'histoire de l'aviation civile, une association va en demander la reprise à l'OACI".
Les familles des victimes disent ne pouvoir "se satisfaire d'une enquête menée en violation flagrante avec les règles édictées par l'annexe 13 de la Convention internationale de l'aviation civile, ni des conclusions parfaitement contradictoires d'un service d'enquête à l'autre".
- La commission d'enquête égyptienne, avait évoqué une combinaison de pannes techniques et la "désorientation spatiale" du pilote pour expliquer l'accident.
- Le BEA avait de son côté insisté sur le "manque de sommeil" du commandant de bord.