Espagne : l'AENA a-t-elle surjoué les évènements du 3 décembre ?
Dans une communication du syndicat espagnol, on découvre que l'AENA pourrait bien avoir intentionnellement provoqué la pagaille du 3 décembre dernier dans le ciel espagnol. Si les faits exposés sont avérés, il semblerait que le prestataire de service ait pris la décision de fermeture de l'espace aérien par l'application de taux zéro alors qu'il avait encore une large ressource en personnel qui lui aurait permis de traiter instantanément au moins 50% du trafic attendu.
L'USCA affirme ainsi que le taux zéro a été décidé à 17h38 alors qu'à ce moment là seuls 2 contrôleurs des Canaries avaient annoncés qu'ils ne pourraient pas travailler à partir de 18h05 pour des raisons médicales. L'effectif restant permettait d'ouvrir 5 des 6 secteurs en-route prévus.
Par ailleurs, l'AENA n'aurait pas cherché à mettre en oeuvre des mesures de mitigation en lançant des procédures pourtant prévues à cet effet comme l'utilisation de personnel hors de tour de service mais en horaire de bureau ce jour là, ou en formation, ni même à faire appel à des heures supplémentaires.
Si cela s'avérait vrai, cela voudrait tout simplement dire que l'entreprise publique et/ou les pouvoirs publics ont prémédité cette situation de crise, ainsi que la communication et les mesures qui ont suivi. Mais serait-ce bien surprenant quand on sait que l'AENA s'offre depuis l'année dernière les services d'officines américaines spécialisées dans ce qu'ils appellent eux-même le "union busting". Si, si ça existe et ces sociétés ont même pignon sur rue ... un exemple !